Musique, peinture et architecture

Publié le 8 Avril 2015

Je consacre peu de temps aux distractions en dehors de l'Aïkido et de ma famille. Raison pour laquelle je suis à peu près ignorant dans tous les domaines. La semaine précédente fut une de ces rares occasions où le hasard conjugua les découvertes lors d’une Soirée de Chant et Piano organisée par l’association Le vent des arts à la Cité internationale universitaire de Paris, plus précisément, dans le grand salon de la Maison du Japon.

Bien qu’étant né à Paris, je n’avais jamais mis les pieds à la Cité internationale et de Cité U, je ne connaissais que la station de RER. Pauvre bagage. Traversée à pied, c’est un voyage en miniature et reconnaître les maisons de différents pays selon leur architecture est parfois très simple. Mais plus que cela, c’est une véritable ville dans la ville avec ses milliers d’étudiants résidents et son foisonnement d’activités culturelles.

Étranger à l’art musical, je n’ai pu apprécier le talent des artistes à leur juste valeur, mais une chose est certaine, il est impossible d’ignorer la voix d’une chanteuse lyrique en pleine interprétation à quelques mètres de vous.

L'arrivée des occidentaux au Japon
L'arrivée des occidentaux au Japon

Une fois le concert terminé et le cadre intime de la soirée le permettant, j’ai suivi mon instinct et me suis rapproché afin d’observer de plus près le tableau à la feuille d’or couvrant tout le fond de la scène et qui avait attiré mon attention durant tout le concert. J’y ai découvert une peinture murale du peintre Foujita ou Tsuguharu Fujita: “L’arrivée des occidentaux au Japon”. Une fois repus, je me dirigeais ensuite dans le couloir de l’entrée au fond duquel j’avais également cru apercevoir quelques reflets dorés avant d’entrer dans le salon accueillant le concert. “Les chevaux” du même artiste s’y trouvait.

Mêlant l’iconographie occidentale et l’art de la représentation traditionnelle japonaise, ces oeuvres se trouvent à la croisée des chemins. Foujita est parvenu à utiliser des codes culturels issus de mondes aux antipodes l’un de l’autre pour faire vivre son oeuvre. Une belle entrée en matière pour découvrir le maître.

Étant un photographe aussi médiocre que mal équipé, je conseille vivement aux curieux de faire défiler les images de couverture du portail dédié à la Maison du Japon ou de faire une visite virtuelle pour mieux observer les tableaux à défaut de pouvoir faire le déplacement.

Rédigé par Issei Tamaki

Publié dans #Arts et culture

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